Chapitre II : Le Paradoxe.
Cela peut paraître bizarre mais je n'ai jamais réussi à les détester durant cette période. Nous parlons donc des trois premiers mois : jusqu'à Noël.
Les fêtes nous ont plus ont moins rapprochées. Nous discutions à présent d'acheter un sapin, de le décorer, et même de s'offrir des cadeaux. On vivait dans une ambiance plus décontratée, pour quelques jours du moins.
Nous avions organisés une pendaison de crémaillère, pour apprendre à se connaître et rencontrer le cercle proche d'amis de chacun. Le thème de la soirée était James Bond.
La soirée s'est assez mal passée : Le début était plutôt réussi, je m'amusai beaucoup avec mes amis et faisait facilement conaissance avec les autres. Les personnalités changeaient complêtement : nous donnions l'impression de nous adorer, de former une petite colloc parfaite ou rien ne nous trouble. Les apparences sont parfois trompeuses.
C'était mieux ainsi. Personne ne comptait gâcher le plaisir de l'autre. Nous buvions un peu, l'interdiction de Fumer était levée et les invités paraissaient comblés. Ce qui manquait, c'était la vérité. J'étais génée et en même temps agréablement surprise. Ce petit jeu était parfait pour la situation, mais je savais pertinemment que le lendemain, tout reviendrai à la normale.
Vers 2h, ¨Pauline et Agnès étaient couchée. Nous restions avec Susanne dans le salon à danser. C'était en général le cas aux fêtes qui suivirent.
La situation était très étrange. Je ne pouvais pas faire comme si le petit jeu de post-it ne me touchait pas, et en même temps il m'arrivait tout de même de rire avec Agnès, de parler, et de la considérait comme Hors-Jeu. Mais sa relation avec Pauline avait quelque chose de malsain. Elle changeait tellement vite d'humeur que s'en était frustrant. J'avais parfois envie de lui demander pourquoi elle ne me parler que seule a seule, ou en présence de Susanne. Je ne l'ai toujours pas fait.
Revenons en Décembre.
Nous avions donc acheté un arbre de Noël, l'avions décoré et il nous surveillait dorénavant jour et nuit. Nous avions tirés au Sort un nom, et étions supposés offrir un cadeau à cette personne. Nous ne l'avons jamais fait non plus.
Il y eu un gros conflit à cette période : Pauline et Agnès voulaient fêter le Nouvel An avec des amis dans l'appartement. Elles partaient en vacances pendant la période des fêtes, et revenaient un ou deux jours avant seulement. Ma famille et moi avions prévu de fêter Noël dans l'appartement (mes parents étant propriétaires). Ma grand-mère de quatre vingt huit ans venait passer les fêtes, et dormait dans ma chambre, Evry étant à plus de quarante kilomètres de Paris. Mes parents restaient souvent toute la nuit à travailler, et je travaillais avec eux à l'entreprise. Cette période est la plus chargée de l'année. Puis ma grand-mère devait rentrer à Nice les premiers jours de Janvier. Le réveillon était donc inclus. Mes parents devaient partir en Normandie pour la nuit, et mon frère, moi et ma Grand-mère resterions à l'appart.
Seulement voilà : Une femme âgée ne supporterai sûrement pas une fête de jeunes pour le Nouvel An dans la pièce à côté. Elle ne le disait pas parce qu'elle ne voulait pas gêner, mais ça me gêner moi de lui faire subir ça. J'avais donc prévenu Agnès en début décembre de la situation. Elle avait rouspéter, mais quand je lui avais demander d'y trouver alors une solution, elle ne pu que rester muette. Puis Pauline est entrée en jeu : « Si ta grand-mère peut venir de Nice, elle doit être capable de prendre le RER, vous pouvez aller à Evry pour le premier. » Il en était hors de question. L'appartement nous appartiens, elle n'en ai que locataire, et prendre le RER D une heure et demi en direction de Courcouronnes était inimaginable. Puis elles ont trouvées d'autres arguments : « Alors où est-ce que je vais ? Je n'ai nulle part où aller. » Comme si ce n'était pas plus simple de se déplacer pour elle, qui a 64 ans de moins ! Je suis restée sur ma position, mais n'ai pas fait jouer la carte du proprio. Je ne devais pas me considérer Supérieure. Nous devions jouer à Armes Egales. J'ai prévenu mes parents, et n'en ai plus parlé. Deux semaines plus tard PAUGNES partaient en vacances.
J'étais soulagée de ne pas avoir eu à faire à une énorme confrontation, bien que la demi douzaine de petites m'aient suffies. Je suis allée dans la cuisine, puis, oh quelle surprise, j'y ai trouvé un mot.
« Doriane, nous avons prévu une fête avec un trentaine de personnes le 31, bonnes fêtes, et merci de garde l'appartement propre pour notre retour. Si il y a un problème, contacte moi. »
Bien sûr qu'il y a un problème. Je leur ai envoyé un texto à toute les deux, puis elles m'ont répondu : Maintenant, c'est trop tard, tous nos amis sont prévenus.
J'ai prévenu mes parents du nouveau. Ma grand-mère était déjà à Paris. Nous avons passés Noël à parler d'argent, de problèmes et de la collocation. Ce conflit mineur c'était métamorphosé en Monstre effrayant.
Pendant ce temps, j'ai fais la connaissance du copain d'Agnès. Un indou, la vingtaine. Il était assis dans la cuisine quand je suis arrivée. Il ne m'a pas dis bonjour. Il a tous de suite embrayé sur autre chose. «-Alors tu seras à la fête ?
- On dis Bonjour en premier
- Ah oui, pardon, Bonjour...
- Quelle fête ?
- Ben le premier...
- Il n'y a pas de fête ici. Agnès se trompe, tu peux lui passer le message. »
Elle avais réussi a trouvé un... Con.
Mon père a donc été obligé de réagir, il a joué sur les mots et les événements pour les coincer. Voici le plan : L'état des lieu n'avait toujours pas été fait, ce qui signifie que si quelques chose est détérioré, nous n'avons pas d'assurance pour le rembourser, et les locataires peuvent nier l'avoir cassé, ou même vu. Le contrat de travail d'Agnès n'était pas conforme : il n'y avait aucun document officiel certifiant qu'elle travaillait. On ne pouvait donc pas être sûrs qu'elle pourrait nous payer le restant des loyers.
Mon père à donc tourner les choses ainsi : «Mr CENSURE, votre fille n'a aucune garantie de travail, nous vous demandons donc de fournir un contrat officiel ou de nous fournir le montant d'avance. Pendant les deux semaines que vous et votre filles avez, aucun regroupement de plus de cinq personnes n'est autorisé, sous peine d'illégalité, de constat de police et de rupture du Bail.»
Je me sentais mal de lui faire ça, mais elle l'avait cherché. Pourquoi s'obstiner, ne pouvait-elle pas comprendre ? Finalement cette intervention n'a rien donné. Mes parents ont dû annuler leur voyage, et nous sommes restés à Paris, dans un restaurant, puis vers 22 heures nous sommes allés à l'appartement où se déroulait une fête. Surprise, une dizaine de personnes seulement ! Mais pourquoi s'être obstinés pour si peu, bien sur nous aurions accepté une telle fête ! Mais non, nous étions obligés de jouer les enfants pourris gâtés pour voir qui allait gagner. Je trouvais ça pitoyable.
Pauline avait organisée elle, la fête, ce qui faisait d'Agnès une invitée.
Nous sommes en plus finalement tous allés à Evry, autant dire que le réveillon était pour moi un grand Drame. Le dîner s'était très mal passé, mes parents ont menacés chacun leur tour de partir de la table. Puis ça. Puis tout, la réalité, c'est que nous étions tous à Bout de nerfs par l'année précédente.
Minuit à sonner sur l'autoroute.
Nous ne nous sommes pas embrassés.
Mise à jour du 16052008
Bonne Anniversaire Maman.
Mariary - Jimmy
